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La grande horloge sonnait 15 heures, j’accélérai le pas. En bas de la place, à gauche, rue Rouge puis Bonneterie. J’ai sonné à l’endroit où mon nom était inscrit. Sa voix m’a répondue, j’ai poussé la porte et grimpé les escaliers. Ma main s’est pressée sur la poignée, je suis entrée, il était allongé sur le canapé. Il lisait. Trois chevaux, d’Erri de Luca, c’est moi qui le lui ai offert. Il lisait, allongé sur le canapé, sur mon canapé, chez moi. Il a levé les yeux de son livre, et m’a souri. De ce sourire qui fait briller mille soleils dans mon ventre. Puis il s’est relevé pour m’embrasser. En épousant les miennes, ses lèvres m’ont dit je t’aime, ses baisers sont toujours des déclarations d’amour.

 

Sans le lui dire, j’ai pensé que cet instant était si simple et si vrai qu’on aurait pu y construire une vie.

               

              

          

 

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4 Comments

  1. J’adore « ses baisers sont toujours des déclarations d’amour » …
    (je t’en fais un, qui claque fort, tu l’as senti?)

  2. Je l’ai senti, oui 😉
    Merci…

  3. Universalité du regard qui aime. Combien de fois n’a-t-on pas lu cet effet merveilleux, digne d’un conte de fée, que fait l’amour dans les yeux de l’aimé(e). Ecrit, disserté ad nauseam et pourtant, toujours le même effet : envie aussi, pour soi, pour toujours.

  4. Toujours le même effet, oui. Et le ventre qui se serre un peu quand l’amour manque…
    Merci de venir par ici, Gi.


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