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La voiture roule vite. Elle avale les kilomètres et moi je fume des cigarettes. Ma main, par la fenêtre ouverte, s’amuse à contrer le vent. Mon regard, par le pare-brise, embrasse les paysages qui défilent. Ils se font plus verts, et l’air nous rapporte la mer.

– Bientôt ?

– Oui, bientôt.


Sa main attrape la mienne et la serre fort, avant de reprendre place sur le levier de vitesse. Je le regarde et j’ai envie d’hurler ma joie, par la fenêtre ouverte. J’ouvre grand les yeux, pour être sûre de ne rien perdre des deux pinèdes qui nous cernent, de la route sombre qui s’ouvre droit devant nous, de lui qui m’emmène.


Dans la voiture, une musique qu’il a choisit et que j’aime. Dans son sac, à l’arrière, les draps qui accueilleront bientôt nos ébats. Dans ma valise, dans le coffre, un cadeau pour lui. Et là, partout, le premier de nos jours à nous.

Il y a la musique, il y a le monde qui gronde, mais il y a autre chose, aussi : comme un murmure, une mélodie douce, qui entre par la fenêtre ouverte.


Je me souviens de ce soir-là, sous la pergola. Je lui disais qu’un jour, peut-être, l’océan. Il me répondit qu’il me l’offrirait sûrement. Ce « sûrement », c’est maintenant. Certains voeux se réalisent comme certaines promesses se tiennent et, finalement, ce qu’il m’offre là n’est pas l’océan mais l’espoir, et la foi peut-être aussi, en sable, en vagues, et en écume.


Je le regarde, et je m’approche. Sur sa joue, un baiser mes lèvres déposent. Son regard m’étreint comme le feraient ses bras. Il me sourit et je chavire, il y a tout dans son sourire : la lumière du matin, le calme de la nuit, la douceur d’une caresse, la chaleur d’un baiser, et cette saveur de vie qui donne envie de croire en l’éternité.

Et je voudrais le prendre dans mes bras, l’enfermer au creux de moi, pour que rien de lui ne s’échappe par la fenêtre ouverte.

            

                    

                 

(merci à Caetano Veloso et cucurrucucú paloma : http://www.deezer.com/track/3421)

 

          

            

               

                 

                   







 

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2 Comments

  1. Je n’avais même pas vu que tu avais ouverts les commentaires !
    Depuis quand ?
    Je me dégale sur ce site. Et moi, c’est ma porte qui est grande ouverte !
    Bisous.

  2. Yep, les comm sont ouverts depuis quelques semaines déjà.
    Merci Boby ! Je sais pour la porte, je n’oublie pas 😉
    Bizous


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