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Tu es parti un vendredi matin. Le ciel était gris, je me souviens. J’étais satisfaite parce qu’il respectait mon chagrin. J’ai écouté ta voiture s’éloigner sans la regarder, puis j’ai marché un peu en ville. Les rues me semblaient vides et fades. Les façades n’étaient plus si belles, les places semblaient tristes. La musique était en trop, je n’en voulais pas, je rêvais de silence et de vide, je ne voulais rien d’autre que toi.

 

Tu m’as dit que tu m’aimais. Que j’étais ton premier et ton dernier Amour, le songe de tous les songes, et d’autres si belles choses encore. Et puis tu es parti.

 

Du temps est passé. Des semaines, des mois, des années, je ne sais, j’en ai perdu la notion, il me semble si long.

 

Un jour, je te croiserai dans la rue et tu ne me verras pas. Tu marcheras au bras d’une femme, grande, belle et élégante, tu lui parleras, elle sentira ton souffle dans son cou et tu souriras. Je vous regarderai, le coeur serré, j’aurai envie de m’approcher, de poser ma main sur ton épaule mais je n’en ferai rien. Parce que ce jour là, je comprendrai. Tout.

 

Je ne suis ni ton premier ni ton dernier amour. Et tu ne m’aimes pas. Tu aimes le reflet de toi que tu aperçois dans mes yeux, tu aimes la fraicheur de ton corps quand il épouse le mien, tu aimes la présence rassurante que je peux être quand la nuit est seule et froide. Mais tu ne m’aimes pas, moi. Et je ne t’en veux pas. A ta place, je ne m’aimerais pas non plus.

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